Le Festival du film documentaire « E tudo verdade» qui vient de débuter le 09 avril dernier à Rio, semble à travers son titre nous promettre toute la vérité, rien que la vérité. Avec un panorama de 71 films provenant de 27 pays différents, la quinzième édition d’un des festival les plus important au niveau international, tient effectivement sa promesse de refléter un certain état du monde : pour preuve, le nouveau film du polémique mais palmé Mickael Moore sur le capitalisme, VJS Myanmar, sur la dictature birmane et nommé aux Oscars ainsi qu’un panorama de films sud-américains sur l’évolution d’un continent en plein essor mais dont les stigmates du passé sont encore bien présentes. Malgré une programmation passionnante, on ne peut s’empêcher de rester dubitatif devant le titre du festival qui impose sa vérité, ici plus proche d'un Godard pour qui le cinéma propose 24 fois la vérité dans une seconde, que de l’écrivain polonais Andrzej Stasiuk pour qui « il y a une certaine hypocrisie dans le fait d’exiger (…) une seule et unique vérité, alors que nous nous contentons de nos propres vérités, qui collent aux circonstances. ». La réponse à cet eternel débat entre fiction et réalité est peut-être à trouver dans la rétrospective que le festival offre en parallèle à l’œuvre du filmeur Alain Cavalier, qui débuta sa carrière par la fiction pure pour se rapprocher sans cesse par le documentaire et par le concours du film de sa propre vie du cœur inconnu de la Vérité, de sa vérité.
Festival « E tudo verdade » du 9 au 18 avril à Rio de Janeiro.











