
Que la poudre noire dite à canon serve aussi bien pour la guerre que pour les commémorations et fêtes via les feux d’artifices est déjà étonnant... que celui qui édicta la loi de la transformation de la matière fut guillotiné, sonne invraisemblable... mais que les artistes Fabien Giraud et Raphaël Sibony utilisent l’un et l’autre pour célébrer l’ouverture de la FIAC jeudi prochain est carrément abracadabrant.
Postulant qu’effectivement «rien ne se perd, tout se transforme», les 2 artistes écrasent en une seconde, le quart d’heure nécessaire à la parade d’un feu d’artifice conséquent, en une unique détonation, annihilant la narration et la représentation, ramenant le propos volontiers exarcerbé entre champs miné de l’art contemporain et degré zéro de l’émotion et du spectacle. Une entrée en matière entre violence et discours politique, parfait reflet de l’air du temps, pour une foire d’art contemporain où comme dirait Anaxagore de Clazomènes : « rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau».
Mardi 20 octobre, rendez-vous à 22h sur la terrasse Lemonnier surplombant le Jardin des Tuileries entre le Carrousel et l'entrée du jardin.











