
Si le dicton brésilien, (en français dans le texte) qui dit "on travaille a Sao Paulo pour dépenser à Rio" se comprend assez facilement, il est un domaine qui peut malgré tout laisser sceptique et par ricochet son banquier tranquille: celui de la mode.
Si la mode s'apparente a exprimer quelque chose: une idée, une personnalité, une histoire... alors a Rio, on ne dit strictement rien. Le vêtement est utilitaire ou au mieux, il met en valeur un corps qui en a (de la valeur) et se doit ainsi d'être seulement joli et élégant donc classique. Le décalage et le jeu n'existent pas, comme si culturellement les archétypes de la femme étaient encore ancrés dans un temps que les moins de 20 ans... la faute à l'éducation et à l'histoire du pays peut-être. Si le physique tient une place prépondérante dans le quotidien ( + de 20 pour cent des dentistes mondiaux sont au Brésil, les actes de chirurgie esthétique banalisés et bon marchés et le passage quotidien chez l'esthéticienne, coiffeur, manucure quasi obligatoire... ), il est difficile de suivre ce rythme et surtout de le comprendre quand on vient d'un pays qui a connu le féminisme et la révolution sexuelle et qui aujourd'hui ne considère plus la femme comme un objet qu 'il soit d'art, de convoitise ou sexuel...
Et pourtant Rio, comme ses consoeurs de Paris, NY, Londres, Milan et Sao Paulo, a sa Fashion Week : Fashion Rio dont les talents ne viennent pas à manquer, malgré des noms qui paraissent bizarrement ultra-référencés, alors que non, ou tout droit sortis d'une télé-novela : Patachou, New Order, Melk-Z Da, TNG, Huis Clos, Forum, Printing, Acquastudio, Juliana Jabour,...Si d'après les spécialistes ès mode (disons Vogue) la production brésilienne, carioca en tout cas, manque encore de savoir-faire et reste "à l'état de prototype", peut-être est-ce parce qu'il y a toujours mieux à faire à Rio que s'habiller...
Pour preuve, je m'en vais siroter une caipirinha au bord de la plage, en short en jean élimé et en tong, converser pendant des heures de l'idée du beau chez Baudelaire.
Qui çà?
crédit photo: Andréa Marquès
| < Précédent |
|---|












Commentaires
à Paris aussi on peu siroter une caipirinha sur un banc au soleil, au Look et aussi en compagnie de Georges! (sans la conversation) mais il manquera encore le soleil, l'exotisme du portugais et Valérie… Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.