“Blkmarket membership” est un club de soirées secrètes dont le lieu n’est révélé que quelques heures avant le début aux personnes ayant répondu présentes aux invitations envoyées via FB. Généralement à Brooklyn dans des immenses entrepôts, la soirée réunit les meilleurs DJ des Etats-Unis se déchaînant aux platines et faisant le bonheur d’une foule d’amateurs de musique deep house, dubstep etc... Les DJ résidents de ces soirées électro considérées comme les meilleures des Etats-Unis sont Taimur et Fahad également organisateurs. Samedi 14 Août, le line up exceptionnel laisse à penser que cette soirée restera comme la soirée de l’été à NY : Three (aka Chris Milo) est l’un des DJ émergent de la scène musicale américaine. En 2009, au côté du renommé DJ Sasha, son mix de 5 heures a révélé un DJ plein de talent qui travaille un son totalement innovant. Samedi, le DJ sera en prime time pour la première fois et devrait embarquer la foule dans un voyage illicitement envoutant ! Résident au Berghain à Berlin, Paul Rose aka Scuba prendra le relais pour son premier set à NY qu’on prédit comme subaquatique et robotique. Et pour finir en beauté, une autre petite nouvelle que la scène américaine attend depuis des années, pas totalement inconnue des français : Jennifer Cardini jouera jusqu’à ce que les new-yorkais décident qu’il est peut-être l’heure d’aller bruncher...
L’été à New York regorge de concerts en plein air. Du fameux Summer Stage à Central Park aux concerts les plus underground dans Brooklyn, il n’y a pas moins d’une trentaine de festivals musicaux dans la ville entre juin et septembre, allant de l’opéra classique a l’électro. Pour vous y retrouver dans cette jungle de possibilités, direction LE nouveau spot ou passer ses soirées (ou journées d’ailleurs) d’été :Governors Island ! Depuis la pointe sud de Manhattan, il ne faut que quelques minutes pour s’y rendre en ferry. Ancienne base militaire, l’île fut vendue pour un dollar symbolique à l’état de New York en 2003. Depuis, une chanceuse agence se charge de transformer l’île en base de loisirs pour les new-yorkais. On y trouve des espaces de pique-niques, des pistes cyclables et des événements comme des matchs de polo ou des concerts qui ont lieu sur la plage (The Beach) où les possesseurs de billets s’y rendent en «water taxi». Parmi la programmation de cette année, le Hard NYC Festival créé en partenariat avec les labels musicaux les plus intéressants de NY a débuté samedi dernier avec le concert de la géniale anglaise M.I.A. Notre sélection cette année, 2 groupes choisis par la chanteuse d’origine sri-lankaise : - Die Antwoord : groupe déjanté emmené par le chanteur Ninja (Watkin Tudor Jones), Die Antwoord dynamite la scène sud-africaine avec un hip-hop qui pour une fois ne manque pas d’humour.
- Rye Rye : prise sous la coupe de M.I.A, cette rappeuse de Baltimore est arrivée en 2008 avec un style effervescent parfait pour l’été ! "Shake it to the ground" de DJ Blaqstarr met en avant Rye Rye en petit démon innocent. Son premier album Go, Pop ! Bang ! sortira en septembre… A suivre...
“Martin Margiela n'existe pas, c'est la Maison Martin Margiela qui existe, Martin a disparu (ou n'a jamais existé). Alors pourquoi Martin est génial : parce que Martin est ultra fashion alors qu'il fait du vêtement et pas de la fashion justement. Parce que ses recherches sont à la fois conceptuelles, une vraie quête de sens, une recherche sur ce qu'est le vêtement, et qui est la personne qui le porte et en même temps compréhensibles et jouissives au premier coup d'oeil. Parce que tous les concepts modernes, de la récup à la décroissance ont été traités chez lui en premier et mieux que personne. Parce qu'en orchestrant sa propre disparition, il est devenu la (non) représentation de la quintessence de la création (ce qui soulage de la commune tyrannie du créateur) et sans le savoir ou justement en le sachant parfaitement, est aussi devenu un génie du marketing”. J’emmènerai volontiers, comme dans ses nouvelles pour dames, la propriétaire de ses paroles faire un tour du côté de chez Barn’s, dans l’ancienne résidence royale de Somerset House pour une journée d’amitié sacrée. Elle me parlerait de Martin, je lui répondrai Tom et pendant que nous débattrions pendant des heures sur le voile des illusions, Alain Souchon et le pavé de thon, je lui réciterai cette phrase de Somerset Maugham qui nous ferait peut-être rester plus d’une journée “ si les bars à Londres avaient des terrasses, Alix, on y boirait des verres de pluie”...
Exposition Maison Martin Margiela '20’ The Exhibition jusqu’au 05 septembre 2010 - Somerset House : Strand, London WC2R 1LA. Tom’s Kitchen : ouverture le 26 juillet - +44 (0)20 7845 4646 pour réserver.
Rio déborde de lieux à son image : de véritables petits coins de paradis encadrés par une végétation luxuriante propice à l’alanguissement. Le cadre extraordinaire de l’Institut Moreira Salles est une véritable invitation à adopter la douceur de vivre carioca, un lieu où le temps n’a plus besoin d’être imploré pour être généreusement suspendu. Parfait pour un déjeuner ou un thé énamourés près d’un cours d’eau à peine chloré, une projection presque privée ou pour déambuler dans des salles d’expositions judicieusement programmées, ce centre culturel très entreprenant est un bijou de l’architecture brésilienne des années 50 , oeuvre de Redig de Campos. Initialement possession enviée de l’influente famille de banquiers philanthropes Moreira Salles (dont le fils Walter est le réalisateur de “Central Do Brasil” et de “Carnets de Voyages”), la maison a été agrandie pour y aménager des salles d'exposition, une bibliothèque, des archives de littérature et architecture, un laboratoire de conservation et restauration, un restaurant et une librairie. En ce moment et jusqu’au 25 juillet, vous pouvez profiter de l’exposition sur la construction de Brasilia dont la capitale vient de fêter, le 21 avril dernier, ses 50 ans. Véritable joyau futuriste imaginé par Oscar Niemeyer, l’élève bétonné du Corbusier, Brasilia fût construite en seulement 3 ans et demi à la sueur du front des ouvriers pour délocaliser l’activité économique principalement concentrée sur les zones côtières à Rio ou Sao Paulo. 150 documents inédits de cette période de construction sont exposés ainsi que des oeuvres symbolisant la capitale depuis ses 50 dernières années. Une exposition en forme de retour vers le passé.
Instituto Moreira Salles : rua Marquès de Sao Vicente, 476 - Gavéa - CEP 22451-040 - Rio de Janeiro
Comme une vengeance pour tout ceux qui ont décidé d'éviter la cohue au supermarché et les plages bondées, préférant partir joliment dès le mois de Septembre s'épanouissant, la Villette vous fait regretter un été passé à glander à côté de vos dossiers. A partir du 5 septembre, la Cité de la musique et la Villette mettent le feu à vos soirées qui de gentiment mimétiques vont passer à mythiques. Les hostilités seront lancées dès le 5 septembre avec le concert exceptionnel de John Cale qui reprend son cultissime "Paris 1919" accompagné de l'Orchestre National d'Ile-de-France à la Salle Pleyel. Suivront le concert événement en hommage aux Black Panthers avec les hip hopeux The Roots, les free "grandfather of rap" The Last Poets & David Murray pour la clôture du festival Jazz à la Villette. Puis l'épileptique et théâtrale Fraulein Nina Hagen le 17 septembre et enfin le blues man Nick Cave avec son Grinderman en octobre. Si ce programme ne change pas immédiatement vos projets direction la sublime Corse débordée afin d'être parisien à la rentrée, alors je rends les armes...et m'en vais les enterrer.
Pour ceux qui pensent que la mode a un sens mais qui comme Dominique A sont désolés de ne pas l'avoir encore trouvé, le Fashion Institute de NY leur livre quelques bribes de l'inaccessible Graal. L'exposition "Eco Fashion : Going Green" propose d'explorer les rapports complexes que la mode entretient depuis plus de 250 ans avec son environnement. Répartie en plusieurs thèmes ( le recyclage des matières, la culture du coton, la teinture, l'origine des fibres, le traitement des animaux etc...), l'exposition démontre que le milieu de la mode n'a pas attendu les mouvements hippie des années 60 pour développer sa conscience environnementale. Des gardes-robes du 19ème siècle qui étaient constamment retaillées en fonction de l'évolution des silhouettes de sa propriétaire à des teintures composées d'arsenic, une énumération des bons et mauvais points verts, parfaits exemples des contradictions d'un temps que le nôtre essaie de faire évoluer. Une expo ambitieuse et passionnante qui pour une fois dépasse la simple préoccupation modeuse de la correspondance vestimentaire " dis-moi qui t'habille je te dirais qui tu es". Car la mode, est ce dire, prévenir, revendiquer une identité, délimitée et codifiée? Ou au contraire la liberté de bannir les frontières? Une vision sociale contre une vision politique qui quand la 2ème s'affranchit de la 1ère permet de rêver que la liberté des uns change le monde des autres.
Museum at the Fashion Institute of Technology - Seventh Avenue at 27 Street New York City 10001-5992