Le désert de sel, Salar de Uyuni, en Bolivie prête autant aux fantasmes qu'un voyage en Orient Express, qu'un road trip sur la côte ouest américaine ou une plongée dans l'incompréhensible Chine. Mais voyager est comme aimer, a trop fantasmer, parfois on peut être déçu. Il est alors bon de ne pas trop avoir d'images en tête ni d'attente ou bien de prendre le risque de s'y jeter. Sur les hauteurs de l'Altiplano, dans le Sud du pays et presque à la frontière avec le Chili, le monde est immense. L'homme a disparu, chassé par le vent, fouetté par le sel de plus de 12500 km2 de marais, épuisé par l'air raréfié des 3658 mètres d'altitude. Le mouvement y est plus lent mais les yeux s'ouvrent plus grand sur un paysage lunaire, enveloppant et presque effrayant de beauté, au sens où Baudelaire l'entendait. Au coeur de ce lieu qui dévaste l'âme, l'Hôtel de Sal est le repos bienvenu de celui qui s'est battu. Construit en sel par les habitants du village voisins et selon des techniques ancestrales, l'hôtel offre une vingtaine de chambres réalisée selon les principes du feng shui. Il fait également parti de la chaîne des hôtels Takya qui privilégie le tourisme équitable, et qui offre au bout de 15 ans la propriété de l'hôtel à la communauté villageoise. 
Depuis Mars dernier, Le Mill a agrandi la (longue) liste des concepts-stores tels Colette à Paris, 10 Corso Como à Milan, Opening Ceremony à NY, Dover Street Market à Londres ou encore Daslu à Sao Paulo. A la différence près que ce nouvel espace de 15000m2 se situe à Bombay, en Inde. Imaginé par trois françaises expatriées, Aurélie de Limelette, Cecilia Morelli Parikh et Julie Leymarie, Le Mill prend place dans un ancien moulin à riz, décoré et agencé par l'architecte et décorateur d'intérieur indien Ashiesh Shah. Il présente une large sélection d'objets et de vêtements dont la particularité est qu'une majorité de la production est "made in India". Inspiré d'un lieu comme le concept-store Merci à Paris, le moulin propose aussi un café, un restaurant et un fleuriste, joliment nommé "Libellule". On retrouve les bijoux de Jade Jagger, Adeline et Sara Beltran, les sacs d'Yvonne Yvonne et les collections de textiles de Seema Krish, la mode de Savio Jon, Anamika Khanna and Rajesh Pratap Singh, de The Row ou de Heimstone, entre autres. Dhanyavad ! (merci en hindi).
Oubliez la rentrée qu'elle soit scolaire ou littéraire et mettez dans un sac une longue chemise blanche en lin, un maillot de bain, de la crème solaire et un chapeau pour vous protéger du soleil, direction le Portugal. Vous n'aurez besoin de rien d'autres et surtout pas ce qui vous relie au monde. A 1h de Lisbonne se cache Comporta, un petit village de pêcheurs retiré du monde où l'on a enfin le temps de le regarder passer. Casas Na Areia vous accueille au coeur d'un paysage merveilleux, aride et battu par le vent, les pieds dans l'eau et dans le sable où 4 cabanes d'une simplicité et d'un goût parfaits vous attendent. On ferait presque voeu de silence en arrivant dans un tel lieu...
Toutes les informations sur www.casasnaareia.com
  Imaginez la scène... Vous atterissez à Belo Horizonte, une ville de 2 millions d'habitants dans l'Etat du Minas Gerais au Brésil, 3ème plus grosse ville du Brésil après Sao Paulo et Rio de Janeiro. Une heure et demie de plus en voiture sera nécessaire pour vous rendre à Brumadinho, là où à première vue est perdu l'extraordinaire Musée d'art Contemporain en plein air d'Inhotim. Pour y accéder, vous aurez traversé la moderne BH jusqu'aux chemins poussiéreux couleur terre de sienne, plongés dans une nature luxuriante et abondante vous laissant à peine rouler. Sur le chemin, vous aurez croisé des convois de fer et d'émeraude et des mineurs de fond, visiblement en pause, des villageois, des collines à perte de vue et une végétation d'une gamme de vert qu'aucun peintre n'a jamais réussi à reproduire. Vous serez totalement absorbé par la beauté du paysage qui défile devant vos yeux, vous sentant respectueux et chanceux d'assister à un tel spectacle. Pourtant vous n'avez encore rien vu... Inhotim est le projet fou, démesuré et unique au monde de Bernardo Paz, collectionneur brésilien, devenu richissime grâce à l'exploitation de mines de fer. Il y a un peu plus de 20 ans, Bernardo Paz a eu l'idée d'exploiter les 60 hectares qu'il possédait dans les environs de Belo Horizonte pour en faire un écrin architectural et paysager pour accueillir les oeuvres d'art qu'il possédait mais aussi pour en faire un lieu de création où les plus grands artistes internationaux viendraient réaliser in-situ des oeuvres monumentales. Conseillé et aidé par le plus grand et talentueux paysagiste brésilien, Roberto Burle Marx (que La Cité de l'Architecture à Paris honore jusqu'au 24 juillet), une dizaine de pavillons ont été construits en collaboration avec les artistes pour accueillir leurs oeuvres, tandis que des centaines d'autres créations sont disséminées un peu partout dans la nature, et que des petites voiturettes de golf vous permettent d'atteindre sans trop de difficultés. Ouvert depuis 2006, le musée accueille des artistes tels que Matthew Barney, qui souhaitait exposer une de ses oeuvres dans une forêt d'eucalyptus, Doug Aitken qui a imaginé un bâtiment dans lequel un puits profond de plus de 200m permet à des microphones d'enregistrer les sons de la terre pour ensuite les amplifier et les jouer live dans la galerie, Olafur Eliasson, Anish Kapoor, Paul Mac Carthy, Dan Graham, Dominique Gonzales-Foerster, Rirkrit Tiravanjia sans oublier les brésiliens Vik Muniz, Tunga, Adriana Varejao et bien d'autres qui constituent le coeur d'une collection riche de plus de 500 oeuvres. Un projet artistique (exposition, théâtre, festival...) mais aussi environnemental (un laboratoire d'étude des espèces), social (des projets d'éducation avec les écoles et les universités) et local (les employés du musée viennent essentiellement du village d'à côté). Un lieu où l'on passe sa journée à déambuler d'une oeuvre à l'autre où il n'y a plus ni profane, ni sacré, simplement l'homme et la nature. Et le dialogue est passionnant.
Je ne suis pas objective, c'est sûr, puisque j'ai une passion pour la rue Martel et pour le Look, le premier snack, bar, fêtes du jeudi créé par Ludivine Billaud il y a quelques années. Gigot bitume est la nouvelle table que propose Ludivine, exactement face au Look. Pour le moment, il s'agit d'un restaurant éphémère puisqu'elle compte ouvrir officiellement en Juin. Installé dans un ancien magasin de lustres, il faut pénétrer dans l'immeuble d'à côté pour atteindre le graal, en l'occurence en ce premier midi, la délicieuse poule au bouillon et racines rôties cuisinées par Keda Black. Deux grandes tables trônent au milieu de la pièce principale où les convives se mélangent ou restent entre eux sur des coins de tables étonnament proprices aussi à une certaine intimité. Que voulez-vous, demandez à son voisin de bien vouloir me passer le sel, l'eau, le pain m'enchante comme un vieux souvenir de déjeuner à la cantine ou comme ce vieux rêve pas encore brisé de grands déjeuners de famille où l'on s'aime autant que l'on se déteste....Aux murs, le papier peint est en lambeaux, un vieux luminaire vestige de l'ancienne locataire est accroché au plafond et l'ancien et long comptoir qui suit les quasi baies vitrées permet de manger en vitrine, de passer les disques sur le vieux mange-disques ou d'aller voir de plus près ce qui va bientôt rejoindre votre assiette. On attend avec impatience de voir la transformation de cette table et ce lieu en friche en restaurant de jour et de nuit, la face B du Sweet Dreams d'Eurythmics en fond musical. Le bonheur est vraiment très proche de la rue du Paradis.
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Hors de question pour son créateur Jérome Foucaud d'attendre encore trois ans pour ouvrir son hôtel 5 étoiles, situé au sommet du Mont d'Arbois, face à l'impressionant Mont-Blanc. Chaque hiver, pendant une période de 3 mois, il ouvrira des espaces différents jusqu'à l'ouverture totale d'un lieu, déjà d'exception. Pour cette première saison éphémère, vous aviez le choix entre un Réveillon atypique avec départ à 20h en télécabine pour une soirée au sommet avec dîner gastro et DJ, et commencer la nouvelle année par voir le soleil se lever dans ce cadre féérique ou par profiter du restaurant gastronomique éphémère baptisé les "Déjeuners au sommet" qui a vu défiler une vingtaine de chefs dont Philippe Etchebest, Laurent Petit, Michel Rostang, David Bisetto, Emmanuel Renaud ou Pierre Augé (gagnant de Top chef 2010). Un hôtel, un restaurant, un bar éphémères qui ne le resteront pas mais en attendant, on serait presque impatient d'être à l'hiver prochain...Vertigo HotelMont d'Arbois - Megève74170 Saint-Gervais Mont-Blanc
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